Ce voyage qui fit naître une vocation chez ma fille

Les beaux jours approchent. Le soleil, encore capricieux, daigne parfois se montrer pour nous laisser gracieusement profiter de ses rayons, bons pour le moral. Comme s’il jouait à cache-cache avec nous, à faire yoyoter nos humeurs. Après une longue période de froid et de grisaille, les premiers rayons font donc forcément penser aux vacances.

Vous savez, ces moments de relâche pendant lesquels nous oublions toutes les préoccupations du quotidien et dont nous gardons pleins de souvenirs. Seulement, celles-ci à peine finies, on pense déjà aux prochaines vacances en espérant qu’elles soient tout aussi marquantes.

Pour une famille de quatre personnes dont le budget vacances peut très vite grimper, nous avons opté pour des vacances à vol long-courrier une fois tous les deux ans. Entre-deux, nous les passons dans le pays qui regorgent de villes à découvrir.

Cette année nous allons donc à Douala au Cameroun. Cela fait 4 ans que nous n’y avions pas été et je suis très excitée à l’idée de revoir mes proches. Le séjour au pays n’est jamais de tout repos donc je pense plus au plaisir de profiter de cette chaleur locale, des bons plats savoureux, des plaisirs à sortir sans se poser mille questions au sujet de la garde des enfants et des  découvertes. Mes enfants quant à eux, profiteront pleinement de la présence de leurs grands-parents. Et quand on prépare des vacances, on ne peut s’empêcher de penser aux dernières et d’espérer que les prochaines soient aussi mémorables.

Je vais cependant vous parler du vol qui nous mena à notre destination et la vocation qui naquit chez ma fille qui avait 4 ans et demi à l’époque plutôt que du séjour lui-même qui fut inoubliable.

En faisant les incontournables achats des vacances aujourd’hui, je me remémorai le trajet Paris-New-York effectué en juillet 2012 dans l’A380 de notre grande compagnie aérienne tricolore. Ce vol m’a marquée et je n’étais pas la seule. J’ai la chance d’avoir une belle-mère retraitée de la compagnie et à ce titre nous avons pu nous offrir des places en classe affaires! C’était la première fois pour moi. Le confort des sièges, le service, le calme, le menu… tout y était. Ma fille qui siégeait juste à mes côtés en a profité pour s’endormir avant le décollage de l’avion.

Airbus A380

L’ Airbus A 380

Je ne suis pas une phobique de l’avion, mais je reconnais que mon scepticisme jumelé à mon éternel ébahissement face au décollage d’un avion que je trouverai toujours spectaculaire, me conduisent à toujours préférer la place la plus proche des réacteurs! Comme si ma présence et mon regard presque menaçant, suffiraient à empêcher un éventuel décrochage de ceux-ci. « Chantal, tu as trop regardé de films catastrophes! » me dis-je parfois.

Au départ, j’étais habitée par une certaine anxiété (comme à chaque fois :-)) et au final, impressionnée par ce mastodonte révolutionnaire qui, tout en douceur, décolla sans que je ne puisse percevoir la moindre difficulté pour celui-ci de lever ses tonnes de technologie du sol, auxquelles il faut ajouter le poids des bagages, du carburant et des passagers! Tout s’est passé dans un silence marquant. J’ai dû regarder à plusieurs reprises à travers le hublot comme pour me convaincre que nous avions bien décollé. Les nuages que j’aperçus à cet instant mirent fin à mes doutes. Et le trajet se fit dans des conditions que je souhaite à tous de vivre au moins une fois quand on le peut, et ce jusqu’à ce que nous aperçûmes une île au loin et qu’une voix féminine, se présentant au micro comme étant le commandant de bord, nous confirma qu’il s’agit bien de l’île de Manhattan.

A cet instant, ma fille me regarda heureuse que nous approchâmes enfin de New-York et surtout, que ce soit une femme qui pilote l’avion qui nous y avait mené! Je ne sus que quelque temps après notre retour en France, ce que cela avait suscité comme vocation en elle et un soir au coucher, elle me dit que plus tard elle sera « une pilote d’avion comme la femme qui a piloté l’avion jusqu’à New-York! »

Le sera t-elle? Je ne sais pas. Ses expériences futures feront peut-être naître en elle d’autres vocations. A ce jour en tout cas, ça reste son métier du futur et je l’encourage à croire que cela est tout à fait réalisable même quand on est une femme, la preuve!

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