Mes vacances à Douala: une ville, sa modernisation et des règlementations encourageantes

Je ne sais réellement pas comment commencer ce billet. Les mots se bousculent dans ma tête et ne demandent qu’à être couchés. N’eût été une connexion internet lente, les billets seraient plus fréquents. Mais, je ne me plains pas et m’adapte en acceptant de passer ces 5 heures à écrire sur toutes ces choses que je veux partager avec vous.

Cela fait deux semaines que je suis en vacances au Cameroun, à Douala précisément. Ville économique bouillonnante dans la journée et à mon grand désarrois, très déserte le soir. Mais quelle est belle cette ville une fois toutes les lampes de ses avenues et enseignes lumineuses allumées! En journée, c’est tout autre chose. Les quartiers tels que Akwa, Bonanjo, Bonamoussadi ou Bali pour ne citer que ceux-là gagneraient à afficher leur splendeur si un entretien obligatoire des façades de toutes les habitations qui bordent les artères principales était imposé. Bonapriso qui est le quartier résidentiel dans lequel vivent la grande majorité des expatriés, est la seule zone dans laquelle il est encore possible de se livrer à une promenade nocturne sans crainte d’être victime d’un vol ou d’une agression. Pour cela, il faut respecter certaines règles : ne pas se trouver sur la grande rue principale, trop prêt de la chaussée, le sac à main de préférence à l’opposé et à une heure pas trop avancée ! Que des contraintes et des frustrations pour moi !

De gros efforts ont été faits depuis mon dernier séjour et j’ose espérer qu’une fois toutes ces constructions d’immeubles hôteliers achévées (car il y en a vraiment beaucoup qui sortent de terre à mon grand étonnement !) un effort sera fait pour rendre cette ville attractive et sûre pour tous les nombreux touristes qui y séjourneront.

Malheureusement, j’ai encore beaucoup de réticence à sortir mon appareil photo pour figer toutes ces réalisations que j’observe au quotidien. Mais, il me reste encore deux semaines à passer ici !

Comme je le disais dans mon dernier post, l’humidité ici peut facilement atteindre 95% pendant la grande saison des pluies qui débutent de la fin du mois de juin à septembre. Par exemple, pour faire sécher le linge pendant cette période, il faut prévoir 4 à 5 jours et espérer que quelques rayons de soleil viennent installer une mini trêve pour accélérer leur séchage. Pour ma part, le seul bénéfice que je trouve à cette humidité dans l’air, c’est la souplesse qu’elle apporte à mes cheveux que je porte naturel depuis quelques années déjà. Mon spray humidifiant ne me sert réellement que très peu et c’est un vrai bonheur pour moi de les voir aussi souple et beaux !

En parlant d’humidité, j’ai souhaité vous faire part de ce qui pourrait être perçu comme un petit pas pour certains mais qui pour moi en est un très grand! Je me souviens de ces instants de ma prime adolescence où le moindre morceau ou paquet de sucre laissé à l’air libre ou même rangé dans une armoire était envahi par des dizaines de fourmis, l’humidité venant altérer la forme rectangulaire du sucre qui s’effritait littéralement dans les doigts lorsque j’en attrapais un. Je n’ai jamais compris que l’on ait choisi un emballage en papier inapproprié, avec un pré découpage ne permettant pas une fermeture hermétique du paquet !

Mais çà, c’était avant ! Aujourd’hui, la société SOSUCAM (la Société Sucrière du Cameroun) a innové en proposant enfin un emballage permettant une conservation adéquate du sucre, à mon grand plaisir, sous la marque Princesse Tatie d’autant plus que Monsieur et moi avions amené un ancien emballage de sucre Daddy (lool!) pour y transporter le sucre blond de canne du Cameroun qui est aussi une nouveauté dans ce pays où seul le sucre blanc était le plus présent dans les rayons !

Sucre blond Princesse Tatie

Sucre blond Princesse Tatie

Sucre blond Princesse Tatie

Sucre blond Princesse Tatie

Sucre blond Princesse Tatie

Sucre blond Princesse Tatie

Mon emballage sucre Daddy!

Mon emballage sucre Daddy!

Mais, à côté de ses innovations encourageantes, il y a des réalités difficiles à comprendre. Des illogismes obscurs qu’il est parfois inutile d’essayer d’éclairer car on sait que l’on aura pas de réponse. Il y a quelques mois, je découvrais dans le blog d’une jeune camerounaise que je suis sporadiquement, qu’une loi interdisait désormais la fabrication, la détention, la distribution et la commercialisation de sacs plastiques non biodégradables sur le territoire camerounais indiquant ensuite un délai d’écoulement des anciens stocks et laissant ainsi le temps aux commerçants de se conformer à cette loi sous peine de condamnation.

Waouh! m’exclamais-je alors d’admiration depuis mon Kremlin-Bicêtre en me disant qu’une autre avancée avait été faite pour assainir un environnement déjà très pollué par certaines carcasses de voitures qui servent de taxi et tous ces camions pollueurs dont les tuyaux d’échappement relâchent des fumées irrespirables dans l’atmosphère. Un début de solution dans un pays qui malheureusement ne peut encore offrir un processus de collecte des matériaux recyclables tels que le plastique pour les traiter.

Je me rendis donc récemment dans une supérette du coin pour faire quelques achats lorsqu’à la fin la vendeuse me proposait d’acheter un sac d’emballage pour une valeur de 100 fcfa (0,15€). Je réalise seulement à l’instant où j’écris que c’est cher en comparaison à ceux que j’achète en France! C’est pour la bonne cause et sans hésitation j’acceptais. De retour chez moi, je voulais savoir quelle société fabriquait ces sacs et la première chose que je remarquai, c’était cette inscription qui indiquait « qu’il était non biodégradable »!

Sac plastique non biodégradable

Sac plastique non biodégradable

Sac plastique non biodégradable

Sac plastique non biodégradable

Qu’est-ce-que je n’ai pas compris ? La loi interdit-elle la remise gratuite de sac non biodégradable ce qui explique qu’ils soient désormais vendus ou stipule t-elle clairement la vente de sac biodégradable  dans le but de participer à la préservation de l’environnement? Je faisais face une fois de plus à la complexité et l’incohérence ambiante. Bref, quelques jours plus tard, Monsieur me remettait un autre sac quasi identique mais sur lequel une indication toute contraire apparaissait. Ils semblent pourtant avoir été fabriqué dans la même usine!

Sac plastique biodégradable

Sac plastique biodégradable

Sac plastique Biodégradable

Sac plastique biodégradable

Le premier serait-il une pâle copie, « un faux » du second? Je vous le disais une vraie complexité! Ceci dit, je ne retiendrais que la démarche en espérant qu’un contrôle puisse être effectué afin que tous les commerçants soient vigilants et respectent cette loi qui est un premier pas dans la prise en compte de l’environnement dans lequel nous évoluons.

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