Mes scones moelleux aux dés de mangue et melon séchés

Le dimanche est le jour où je rattrape le retard accusé en lessive, repassage, ménage…bref toutes ces tâches dont je me débarrasserai bien pour profiter de ces heures précieuses avant une nouvelle semaine bien chargée.

Alors, lorsque cela est possible et que je suis motivée, je prévois un petit déjeuner un peu moins frugal que celui que je prends en semaine. Ce dimanche, j’ai donc voulu préparer des scones en remplaçant les traditionnels raisins secs par des dés de mangue et melon séchés.

Ce petit pain anglais  moelleux est vraiment facile à préparer et la cuisson au four est rapide. De plus, il est parfait pour accompagner une tasse de thé. Si vous aussi vous souhaitez vous lancer un dimanche matin, sachez qu’il ne vous en coûtera que 35 minutes de votre temps pour le plaisir de savourer de délicieux scones faits maison.

Pour une dizaine de scones, il vous faut:

  • 250 g de farine
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 45 g de beurre mou
  • 1 jaune d’oeuf
  • 1 sachet de levure chimique
  • 15 cl de lait
  • 60 g de dés mangue et melon séchés
  • 1 pincée de sel
  1. Préchauffez votre four à 220°C
  2. Dans le bol d’un robot ou sur une planche, mélangez la farine, le sucre, la levure chimique et la pincée de sel. Ajoutez le beurre mou et mélangez bien.
  3. Dans un autre bol, battez le jaune d’œuf et ajoutez-y le lait.
  4. Versez progressivement le mélange jaune de d’œuf – lait au premier afin d’obtenir une pâte homogène (N’hésitez pas à ajouter un peu de farine si elle colle trop!).
  5. Ajoutez les dés de mangue et melon séchés.
  6. Étalez légèrement la pâte sur une planche farinée et faites  de petits cercles à l’emporte pièce ou avec un verre. Personnellement, je prends plaisir à les former à la main en les aplanissant délicatement mais pas trop.
  7. Posez du papier sulfurisé sur votre plaque et disposez les scones en les séparant bien. Enfournez pendant 15 minutes au maximum et sortez-les lorsqu’ils sont bien dorés. Voilà, c’est prêt!
Scone mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

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Scones aux dés de mangue et melon

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Scones aux dés de mangue et melon

Scone mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

Scone mangue-melon

Scones aux dés de  mangue et melon

Scone mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

Scone mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

Scone mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

Scones mangue-melon

Scones aux dés de mangue et melon

Je prends un plaisir à les déguster tièdes avec du beurre doux et/ou de la confiture en accompagnement d’une bonne tasse de thé noir à la bergamote! Miam miam!

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Bar au four aux épices Ndjansan et Pèbè

Avant de vous livrer ma recette de bar aux épices Ndjansan et Pèbè, j’aimerai un peu vous parler de cuisine africaine. Je trouve injuste que les plats qui la caractérisent soient généralement les mêmes: le poulet Yassa, le Mafé, le Tiep Bou Diem. Et ce sont les mêmes plats que l’on retrouve dans les sites de cuisine les plus connus sur internet.  Or, au risque de répéter ce que vous avez certainement déjà lu ou entendu « la cuisine africaine ne se résume pas qu’à ces trois plats« .

Tout comme il existe une cuisine mexicaine, américaine (États-Unis), française, russe, marocaine ou grecque… je pense qu’on devrait parler, lorsqu’on évoque ces plats, de cuisine sénégalaise qui n’est pas la cuisine gabonaise, malienne, congolaise, sud-africaine ou camerounaise! Elles ont chacune leur particularité et leur richesse dans les saveurs et sont parfois auréolées d’une histoire qui leur ajoute une certaine valeur.  On ne peut donc se limiter à présenter ces trois plats pour parler de cuisine africaine.

En parlant de cuisine du Cameroun (d’où je suis originaire), celle-ci est très riche de recettes en tout genre, avec des accompagnements tels que la banane plantain, le macabo, le manioc, le taro sous diverses formes ou des accompagnements  empruntés à d’autres  pays voisins tels que le Bénin et Togo avec leurs Yoko-Dovo ou Boflotos (beignets de farine de blé) ou l’ablo (petits gâteaux faits avec de la farine de riz et de la farine de maïs cuits à la vapeur). Certains mets étaient (un peu moins de nos jours) exclusivement réservés à des occasions  ou fêtes spéciales, avec des rites de préparations presque consignés. Les préparations et les habitudes alimentaires diffèrent également selon les régions, comme partout ailleurs.

Je vous faisais part de mon grand intérêt pour la gourmandise sucrée dans ma page « A propos »,  mais  je n’exclus pas les plats salés  dès lors que ceux-ci mettent en avant et valorisent des produits locaux et lorsqu’ils sont réinventés pour offrir une nouvelle manière de déguster certains produits. La cuisine française qui est déjà très réputée, n’évolue t-elle toujours pas? On peut tout réinventer. En tout cas, c’est une démarche qu’il serait intéressant d’adopter en y associant une part d’esthétisme qui participe aussi à une première dégustation.

Vous avez peut-être déjà entendu parler du très réputé poivre de Penja. C’est un poivre cultivé dans le département du Moungo dans la région du Littoral au Cameroun. Il est corsé et révèle une note piquante en exhalant un arôme persistant. Ce poivre reconnu au niveau international par une appellation d’origine contrôlée est utilisé par certains grands Chefs de cuisine! Eh bien le Cameroun regorge d’un large éventail d’épices en tout genre. Je rêve du jour où de grands Chefs cuisiniers d’autres continents proposeront un poison ou une viande savamment aromatisés à ces épices. Et je ne désespère pas.

J’espère un jour vous faire part d’un billet qui parle du sujet plus en profondeur. En attendant, je me concentrerai ici sur deux épices que j’aime beaucoup et qui font la réputation du poisson à la braise des Doualas, localement appelé poisson braisé. Il s’agit de la graine du muscadier du Gabon ou faux muscadier communément appelé Pèbè et l’amande de Ricinodendron heudelotii ou Ndjansan.

En portant le Pèbè au nez, vous serez saisi par une odeur corsée presque répulsive et une senteur à peine perceptible me rappelant la menthe poivrée.

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Des graines du muscadier du Gabon

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Des amandes de Ricinodendron Heudelotii

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Le mélange doit être passé dans un mixer

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Passez les épices au mixer jusqu’à obtention d’une crème homogène.

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Cette crème sera appliquée au pinceau ou à la main sur le poisson en insistant sur les entailles.

Ces épices apportent une saveur prononcée au poison en le magnifiant et parfument agréablement toutes les viandes rouges et blanches, grillées ou en sauce. Le dosage se fera en fonction du résultat attendu et surtout du produit concerné. Certains poisons et viandes nécessitent un peu plus d’épices pour masquer leur goût parfois très fort pour le palais.

Mon bar acheté chez le poissonnier a donc été badigeonné de cette crème obtenue avec:

  • 2 ou 3 graines de faux muscadier (à écosser pour en extraire la graine)
  • Environ 25 à 30 amandes de Ricinodendron.
  • Le quart d’un oignon jaune

Petite astuce: Passez au mixer une grande quantité de ces épices et conservez-les dans un bac à glaçons. Vous pourrez ainsi vous servir des cubes réalisés pour les petites préparations.

Pour le poisson, prévoyez :

  • Sel
  • Poivre
  • 2 carrés de KubOr
  • Un peu d’huile d’arachides ou tournesol
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Nettoyez parfaitement votre bar sous l’eau

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Incisez la chair du poisson pour introduire la crème dans les entailles.

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Un peu de poivre ( ici celui de Penja) et 2 carrés de KubOr

Après avoir bien badigeonné votre poisson, vous pouvez le laisser reposer au frais pendant une heure. Ce temps de pose permet aux épices de bien rentrer dans la chair du poisson. Mais, ce n’est pas indispensable.

Pour la cuisson, à défaut de braise dans mon appartement ;-), j’utilise mon four pour le cuire pendant 45 minutes (pour un bar moyen) à Th. 190°c.

Après 45 min. de cuisson, c'est prêt!

Après 45 min. de cuisson, c’est prêt!

Si vous supportez le piment, n’hésitez pas à le consommer avec cette purée. Sinon, en accompagnement vous avez le choix: moi je le préfère avec  de la banane plantain mûre frite ou des bâtons de manioc ou Miondo.

Comment se procurer ces épices? Vous trouverez ces épices et bien d’autres dans ce site récemment découvert sinon dans les boutiques de produits africains. Ils y sont vendus par petits sachets à moins de 2 euros. Vous vous RÉ-GA-LE-REZ!

L’indispensable petit déjeuner

Bonjour,

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais mon repas préféré de la journée c’est…le petit déjeuner. Quasi impossible de m’en passer. C’est même le repas auquel je pense la veille au soir ! Tout le monde n’en prend pas pour diverses raisons et il est très différent selon les pays, le climat et les habitudes alimentaires…

Au Cameroun, mon petit déjeuner était constitué d’un bout de « pain », qui était en réalité une baguette , nappé de margarine avec un bol de chocolat (presque pas de lait) ou de thé d’une marque qui y est très répandue. Cependant, des souvenirs que je garde, les gens avaient des petits déjeuners tout aussi inventifs qu’étranges. En amatrice de cuisine que je suis, j’ai vu des émissions qui traitaient du sujet et montraient ce qui constituait le petit déjeuner des gens dans certains pays. Ça fait voir les choses d’un autre œil! En tout cas, il peut être sucré, salé ou les deux à la fois, dans ce cas on tend plus vers un brunch.Mon petit déjeuner

Ici, il a beaucoup évolué mais a toujours  été sucré et varie selon mes envies ou mon humeur. Depuis que j’ai eu mes enfants, il est constitué de céréales complètes aux pétales de chocolat noir avec du lait écrémé (toujours!) ou bol de chocolat au lait écrémé  ou de thé et deux tranches de pain complet beurrées. Et vous, est-ce votre repas préféré et de quoi est-il constitué?