J’ai décidé de rentrer au…Cameroun

Cela fait exactement 7 mois que je n’avais pas écrit dans mon blog et il y a une bonne raison à cela. Au mois de Mai dernier, nous décidions de rentrer au Cameroun! Décision prise, les longs et épuisants préparatifs du déménagement ont suivi: le choix du déménageur, la recherche d’une école aux enfants, la réfection (et tous les imprévus) de la maison familiale où nous allions loger, l’attente de l’arrivée de bateaux au port de Douala suivie d’une autre attente de la sortie de nos effets du port…Bref, au bout de 4 mois, les cartons sont enfin arrivés à la maison le 15 Janvier dernier et nous nous installons tout doucement.

Nous ne sommes pas les seuls d’ailleurs car de petites souris semblent s’interroger sur ces personnes qui sont venues s’installer et commencent à laisser des traces de leurs passages sur certains cartons! Ahhhhh! Et elles n’étaient pas les seules, depuis que nous avons fait installer des fenêtres, deux oiseaux qui avaient fait leurs nids dans la maison reviennent tous les matins cogner les vitres avec leur bec, essayant en vain de rentrer. Je n’ai pas peur des souris mais la prochaine mission est de trouver au moins deux chats et les dissuader de revenir. Quant aux oiseaux, nous songeons peut-être à leur installer des cages à l’extérieur de la maison. On verra!

Mais pourquoi partir? Plusieurs raisons m’ont décidées à tenter l’aventure: les opportunités que j’y ai vues pour mes projets, un besoin de changer d’air et enfin la famille. Mes enfants ont 8 ans et 9 1/2 ans et je voulais qu’ils connaissent mieux leurs grands-parents. J’estimais que trois semaines de vacances  tous les 2 à 4 ans ne suffisaient pas à tisser des liens forts et des souvenirs tels que ceux qui ont marqué ma préadolescence.

Le week-end dernier, ma mère est venue chez nous et nous avons passé l’après-midi sous le goyavier de l’arrière cours de notre maison. Ma fille et elles ont passé tout l’après-midi à cueillir des goyaves mûres. Même si les choses sont encore incertaines, que je commence à avoir cette boule au ventre dont parlent tant toutes les personnes qui ont décidées de prendre un jour leur vie en main, le regard admiratif et joyeux de ma mère pour sa petite-fille me firent penser que j’avais pris la bonne décision. En tout cas, l’heure du premier bilan n’a pas encore sonné. Pour le moment, il y a des choses à faire!

Le domaine de l’agro alimentaire a toujours été mon centre d’intérêts, je vous ferai donc toujours part de mes découvertes, mes occupations et plus encore. A bientôt!

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Des constructions à Douala: un indicateur de croissance économique?

Cela fait bientôt deux semaines que je suis rentrée de Douala. Je ne peux m’empêcher de penser aux nombreux immeubles en construction que j’ai remarqué. J’ai tendance à penser que c’est un indicateur de croissance économique dans la mesure où sur les 15 constructions hautes que j’ai personnellement recensées (sans compter celles que je n’ai pas vues) principalement dans les quartiers de Bonanjo, Bali et Akwa, un peu plus du tiers sont de futurs hôtels! Les autres étant destinés à des habitations et des locaux d’entreprises.

La construction d’hôtels laisseraient penser que ceux qui existent actuellement ne suffiraient pas à satisfaire la demande. Or, il y en a déjà pas mal selon moi. La ville de Douala est certes la capitale économique du pays avec un quartier d’affaires où se trouve une concentration de grandes entreprises et desservie par son port qui draine la quasi totalité du commerce, elle reste petite par rapport aux nombreux hôtels que j’ai vu en construction. Cela suffit-il à expliquer ces constructions qui m’ont marquées? Je n’en sais rien.

Naturellement, plusieurs questions auxquelles je n’ai pas de réponse me sont venues en tête: qui va y séjourner? Quel est le taux de remplissage des hôtels actuellement ouverts (sachant que certains parmi eux, plus anciens, mériteraient un vrai rafraîchissement? Je le vérifierai dans quelque temps!

Voici donc quelques photos prises à la volée à pied et surtout en voiture.

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Immeuble en construction

Ce bel immeuble à l’architecture moderne se trouve dans le quartier de Bonapriso. Je n’ai malheureusement pas pu prendre en photo celui qui se trouvait juste de mon côté et qui était vraiment plus imposant!

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Un hôtel en construction à Douala

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Un grand hôtel en construction à Douala.

Vous remarquerez peut l’autre construction juste derrière (en bas à gauche).

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Une vue rapprochée du même hôtel

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Encore une autre construction!

Havana Room, un air de Cuba à Douala!

A Douala, après une semaine de travail intense, il est très difficile de se trouver un endroit au calme propice à la détente. Les loisirs y sont encore très peu développés. Durant mon enfance, la ville comptait pourtant pas moins de cinq salles de cinéma, toutes fermées aujourd’hui! Alors, les gens occupent en général leur week-end à visiter  leur famille, à se rendre à la traditionnelle tontine dans l’après midi, à sortir en boîte de nuit ou dans les multiples « snacks-bar » répandus dans toute la ville (mal nommés selon moi au vu de ce que c’est en réalité)! Il y a évidemment des événements ponctuels qui viennent combler ce vide existant mais une diversité de divertissements serait vraiment appréciée des habitants de la ville.

Il y a un peu plus d’une semaine, Monsieur m’annonçait que nous étions invités dans un bar à cigares et spiritueux à Bonapriso, un quartier résidentiel de Douala où l’on trouve des restaurants ouverts assez tard le soir. Nous étions passés devant cette adresse quelques jours auparavant alors que nous arpentions le trottoir avec quelques viennoiseries achetées tout près, songeant à l’ambiance de ce lieu au nom si évocateur: Havana Room, Rhum – Cigares – Spiritueux. J’étais donc toute excitée à l’annonce de cette invitation qui sentait déjà l’air de Cuba!

A notre arrivée, un barman s’affairait devant un mur bien fourni en spiritueux prestigieux, les fauteuils judicieusement choisis invitaient à s’y abandonner tout en écoutant des airs latino-américains. Cette ambiance était vraiment une première pour moi car Monsieur et moi ne fumons pas et ma consommation d’alcool se résume à quelques verres.

Le propriétaire des lieux, Monsieur Ntonè, « le plus Cubain des Camerounais« , comme il aime à se présenter, nous accueillit chaleureusement et nous installa dans de confortables fauteuils clubs au dessus desquels se trouvaient des photos d’Angela Davis, Louis Armstrong et près d’un portrait d’Ernest Hemingway. De mon siège, je remarquai les vestiges des passages des clients sur les murs du Havana Room. Ils étaient marqués par les nombreuses dédicaces encensant le propriétaire des lieux, le cadre qu’il a créé et plus encore. Il y avait également une impressionnante cave à cigares non loin de l’entrée ainsi que les chapeaux panamas qui étaient posés sur une armoire près de nous. Le décor était planté!

Il y eut peu de monde pendant les deux heures  et demi de notre présence, et le propriétaire nous a affirmé que la clientèle est constituée à la fois d’expatriés mais aussi de locaux qui recherchent avant tout à s’évader le temps d’un verre entre amis. Vous serez probablement déçus mais faute de pouvoir « librement » faire des photos avec mon appareil photo durant le séjour, j’avais oublié de le prendre pour cette occasion spéciale et n’avais que mon Nokia pour figer ces instants. Hormis les photos de nos plats et de l’étage supérieur, celles du rez-de-chaussée avec son bar ne sont pas exploitables!

Le Mojito du Havana Room

Le Mojito du Havana Room

Si vous vous y rendez un jour, je vous recommande le Mojito du Havana Room qui est savoureux et bien équilibré avec pour décoration une petite brochette de trois petits dés de papaye! Un détail que j’ai particulièrement apprécié! D’ailleurs, je ne suis pas la seule à avoir cet avis!

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Par la suite, Monsieur Ntonè nous a invité à déguster les plats concoctés par son Chef…

Assiette de capitaine poché et sa compotée de tomates à l'huile d'olives accompagné de riz blanc.

Mon assiette de capitaine poché et sa compotée de tomates à l’huile d’olives accompagné de riz blanc.

Assiette de capitaine poché et sa compotée de tomates à l'huile d'olives accompagné de riz blanc.

Mon assiette de capitaine poché et sa compotée de tomates à l’huile d’olives accompagné de riz blanc.

Gambas avec une pointe de menthe et son écrasé de pommes de terre

Gambas avec une pointe de menthe et son écrasé de pommes de terre

Écrasé de pommes de terre à l'huile d'olives, ail et persil

Écrasé de pommes de terre à l’huile d’olives, ail, persil au sel de Guérande. Un vrai délice!

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En gourmande que je suis, ce délicieux repas méritait d’être clôturé par un bon dessert…

Décoration du Havana Room

Décoration au niveau supérieur du Havana Room

L'étage supérieure du Havana Room

L’étage supérieur du Havana Room

L'étage supérieure du Havana Room

L’étage supérieur du Havana Room

Comme je vous le disais plus haut, les photos ne sont pas très nettes, mais je tenais tout de même à vous les montrer pour que vous vous imprégnez de cette ambiance qui convient aussi bien à des trentenaires à la recherche d’une ambiance cosy.

Ayant été invités, je ne saurai vous dire ce qu’a coûté notre consommation au total cependant je me doute que de tel produit, un cadre tel que celui-ci et le niveau du service exceptionnel a un certain prix! Dans tous les cas, il vaut mieux demander la carte avec de passer commande!

Je termine avec la petite histoire du Chef du Havana Room. Lorsque Monsieur Ntonè, nous a parlé des plats qu’il proposait dans son restaurant, il m’est spontanément venu de lui demander comment il avait recruté son Chef? Ce que j’ai retenu de la genèse de leur rencontre, c’est que le Chef n’est en réalité pas issu du milieu de la restauration. Il était donc facile pour lui d’assimiler le type de cuisine et les méthodes de cuisson voulues par le propriétaire lorsqu’il a ouvert son bar-lounge il y a deux ans. Dans un pays où il y a un vrai problème de ressources humaines et dans lequel il peut être très ardu de changer les habitudes bien ancrées, il lui aurait été difficile d’obtenir ce résultat avec un Chef expérimenté ou alors cela aurait pris beaucoup plus de temps. J’en garde donc une bonne leçon!

Si vous n’y avez pas encore été ou si vous venez un jour à Douala, faites-y un tour. Le service est soigné et de qualité et le propriétaire y veille!

Havana Room: rue Tokoto à Bonapriso, Douala.